samedi 7 septembre 2013

Fin tragique pour une militante transgenre mexicaine

par Webmestre Être 2012

Agnès Torres, avocate des droits transgenres au Mexique a été retrouvée morte, dans un ravin d’Atlixco, un peu à l’extérieur de la ville de Pabla (État de Puebla), lieu de naissance de la victime. L’écrivaine et militante des droits GLBT était portée disparue. Les amis et les sympathisants réclament une enquête rapide sur ce crime.

Le coroner a indiqué qu’Agnès Torres Sulca, une transsexuelle de 28 ans, avait le cou tailladé en plus de montrer plusieurs cicatrices dues à des brûlures. Tout indique que la femme aurait été torturée, selon le site Proceso.com.mx. Il est fort probable qu’il s’agisse d’un crime de guerre.
« Nous condamnons ce meurtre contre la femme, l’universitaire, l’éducatrice, l’activiste pour les droits de l’homme et ceux des diversités sexuelles en général », a  affirmé l’organisation Vida Plena de Puebla. « Nous sommes désemparés, peinés, en colère contre ce crime qui vient renforcer l’idée que ceux qui se battent voient le résultat de leur lutte anéantie par des violences sexistes brutales. » L’organisation a demandé dans sa déclaration que le gouvernement résolve rapidement cette affaire, comme il le ferait dans le cadre du meurtre d’un homme d’État ou d’un avocat.
La Vida Plena a déjà présenté au Congrès de l’État un rapport sur l’importance d’une législation sur la diversité sexuelle et la reconnaissance de la haine comme facteur aggravant en cas de crime sexiste ou homophobe. Depuis le début de l’année 2012, six cas de meurtres similaires sur des femmes restent irrésolus.

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